TFM promeut son pragmatisme communautaire à la 5e édition du forum africain sur les entreprises et les droits de l’homme

Comment traduire les engagements d’une exploitation minière responsable en un véritable dialogue avec les communautés et en améliorations concrètes sur le terrain.

La 5e édition du Forum africain sur les entreprises et droits de l’homme a lieu cette année à Dakar, au Sénégal, du 28 septembre au 1er octobre. Organisée conjointement par le Programme environnemental des Nations unies et le Programme de développement des Nations-Unies, elle examine les questions liées aux droits des communautés riveraines des exploitations minières, la qualité de la gestion environnementale des mines, ainsi que les législations et mécanismes des réglementation correspondantes. Le forum rassemble toutes ces thématiques sous le thème principal « Réaliser le droit à un environnement propre, sain et durable grâce à une conduite responsable des entreprises ».

Plusieurs sphères de la vie se sont retrouvées pour des réflexions sur ces questions capitales pour les communautés et les nations. Ce sont notamment les gouvernements, les entreprises, les organisations de la société civile, ainsi que les communautés affectées. L’objectif affiché est clair : promouvoir une conduite responsable des entreprises à travers le continent.

C’est dans ce contexte que TFM a pris part à cette édition, où l’entreprise a défendu ses pratiques dans la session « Politique parfaite ou protection concrète ? Répondre aux risques environnementaux de l’exploitation minière par des réparations fondées sur les droits ».

Docteur Edouard Swana, ESG Manager de TFM, qui a représenté l’entreprise au forum, a circonscrit le cadre pour évoquer une question spécifique et vitale pour la communauté : l’accès à l’eau potable. Son thème : « Comment traduire les engagements d’une exploitation minière responsable en un véritable dialogue avec les communautés et en améliorations concrètes sur le terrain ».

Valeur réelle des cadres règlementaires 

Dans son intervention, Edouard Swana affirme qu’au-delà du respect de la législation nationale, les entreprises minières s’inscrivent aussi dans un éventail croissant de cadres internationaux et normes d’exploitation minière responsable.

Au passage, il souligne que la valeur réelle de ces cadres se mesure à leur mise en œuvre et, surtout, au vécu des communautés riveraines des sites miniers. De ce fait, il défend qu’une mise en œuvre efficace réside dans un engagement authentique avec les communautés.

Pour fixer les idées, Docteur Edouard Swana a illustré son point par un exemple concret vécu à TFM.

Solution concertée avec la communauté 

L’entreprise a réalisé, en août 2025, une évaluation des ressources en eau. Le but était de comprendre la répartition de ces ressources, leur utilisation et leur gestion. L’étude a aussi identifié les risques associés. La concertation avec la communauté a été une étape indispensable du processus. Elle a pu réunir 78 représentants de la communauté, qui ont librement donné leurs avis et propositions.

La communauté a suggéré plusieurs mesures concrètes. Ce sont, d’une part, la création de comités locaux de gestion de l’eau et la réalisation d’analyses régulières de la qualité de l’eau, et d’autre part, le forage de puits supplémentaires et le renforcement d’une communication bilatérale avec l’entreprise.

Ce modèle spécifique partagé par TFM est révélateur. Il ne s’est pas arrêté à la clôture de la réunion de consultation. Il a plutôt démontré quatre valeurs complémentaires. En premier lieu, la prise en compte des propositions communautaires ; ensuite, l’évaluation de la faisabilité des mesures ; puis, la transparence de la communication et, finalement, le suivi des actions dans la durée.

Un mécanisme de recours pour des solutions durables 

Le second aspect qui a fait l’objet de l’intervention de Docteur Edouard Swana est l’accès aux mécanismes de recours. Edouard Swana a révélé que TFM a développé un mécanisme de traitement des plaintes.

Ce mécanisme permet aux membres de la communauté riveraine de rapporter leurs préoccupations via les canaux de liaison communautaire et celles-ci sont traitées selon une procédure opérationnelle établie.

En cas de non-conciliation, le plaignant est en droit de saisir le comité de médiation indépendant, un mécanisme géré par la communauté, ou même d’engager des recours en justice.

Son caractère accessible, la garantie des résultats concrets font sa recette de viabilité et d’efficacité, qui lui garantit un gain substantiel de confiance. En outre, le mécanisme est régulièrement soumis à des évaluations indépendantes, menées à l’aune du principe d’efficacité énoncé dans les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, ce qui renforce davantage son indépendance et son caractère normatif.

De la politique sur le papier aux actions concrètes sur le terrain

Concluant son intervention, Edouard Swana rappelle que l’engagement communautaire ne se mesure pas au nombre de politiques adoptées, mais plutôt au vécu des communautés. La participation des communautés en amont des décisions, la transparence durant les opérations, l’obligation de redevabilité et l’accès à une réparation effective en cas de préjudice sont là les éléments qui en font la jauge. Les efforts devraient donc se concentrer sur ces points, c’est-à-dire passer de la politique sur le papier à des actions concrètes sur le terrain.

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