
Le ministère de la Communication et Médias a annoncé officiellement la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
À travers cette démarche, la République démocratique du Congo affirme sa volonté de contribuer activement au renouveau et au rayonnement de l’espace francophone.
Une candidature pour une Francophonie modernisée
En présentant Juliana Amato Lumumba, Kinshasa entend promouvoir « une Francophonie plus moderne, plus inclusive et plus proche des peuples ».
« Son parcours exceptionnel, son engagement pour les femmes et les jeunes, et sa vision d’une Francophonie solidaire en font une candidate de conviction et d’action », a déclaré Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué près la ministre d’État aux Affaires étrangères et Coopération internationale, en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise.
Selon le gouvernement congolais, cette candidature s’inscrit dans une dynamique de transformation de l’institution face aux défis numériques, culturels et économiques du XXIe siècle.
Un parcours riche de plus de trente ans
Figure reconnue sur la scène panafricaine et internationale, Juliana Amato Lumumba cumule plus de trois décennies d’expérience dans la gouvernance publique, la diplomatie culturelle et la coopération internationale.
Titulaire d’un diplôme de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) de Paris, elle a occupé plusieurs fonctions majeures au sein de l’État congolais, notamment comme Vice-ministre de la Culture et de l’Information, puis ministre de la Culture entre 1997 et 2001.
Son expérience gouvernementale a été complétée par un parcours entrepreneurial dans les secteurs du conseil, de la communication et du commerce international, lui permettant d’acquérir une connaissance fine des dynamiques économiques africaines.
Une dimension panafricaine affirmée
De 2007 à 2015, Juliana Amato Lumumba a exercé les fonctions de Secrétaire générale de l’Union des Chambres de Commerce africaines (UACCIAP) au Caire.
Depuis 2015, elle intervient régulièrement comme conférencière internationale sur des thématiques liées à l’intégration continentale, à l’entrepreneuriat africain et à la place des femmes dans le développement économique.
Cette dimension panafricaine constitue l’un des piliers de sa candidature.
Des atouts stratégiques mis en avant
Le gouvernement congolais met en avant plusieurs éléments clés pour soutenir cette candidature :
– un leadership politique confirmé au plus haut niveau de l’État ;
– une expertise en intégration économique et coopération régionale ;
– une diplomatie culturelle forgée dans des représentations officielles internationales ;
– un engagement constant pour la promotion des femmes et des jeunes ;
– une maîtrise du multilinguisme (français, arabe, anglais, lingala et swahili).
Autant d’atouts qui, selon le gouvernement, répondent aux exigences d’une Francophonie diverse et tournée vers l’avenir.
Une ambition pour le XXIe siècle
À travers cette candidature, la RDC entend porter une vision d’une Francophonie plus solidaire, capable d’accompagner les mutations numériques, culturelles et économiques en cours dans l’espace francophone.
Au-delà d’un enjeu diplomatique, cette démarche traduit également l’ambition du pays de renforcer sa présence sur la scène multilatérale et d’affirmer son rôle au sein des grandes institutions internationales.
La Rédaction