
C’est un véritable coup de massue pour plus d’une trentaine de familles. Les journalistes et techniciens d’Amani TV, une chaîne privée appartenant à Marie-Thérèse Fifi Masuka Saini, Gouverneure du Lualaba, affirment avoir été remerciés sans préavis et sans paiement de leurs arriérés de salaire.
Deux mois sans rémunération
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès du personnel, le dernier salaire aurait été versé en juin 2025. Depuis, silence radio. Les employés, dont certains totalisent plus de huit ans d’ancienneté, se disent abandonnés dans la précarité, en pleine période de rentrée scolaire.
« Nous avons continué à travailler, malgré le matériel vétuste et les conditions difficiles, dans l’espoir que la situation se régularise. Mais on nous a simplement dit que la chaîne était fermée, sans plus d’explications », raconte un journaliste sous couvert d’anonymat.
Fermeture opaque et absence de communication
D’après les informations recueillies à Kolwezi, c’est un agent payeur de Madame Fifi Masuka qui aurait informé les employés, fin juillet, que la chaîne était fermée et qu’aucun salaire ne leur serait versé.
Pourtant, aucune communication officielle n’a été faite par la PCA d’Amani TV. Plusieurs tentatives des journalistes pour obtenir une audience auprès d’elle se sont heurtées à un refus.
« Nous ne refusons pas de partir, mais nous demandons nos indemnités. Nous avons servi loyalement et méritons au moins un traitement digne », plaide un autre employé.
Colère et désarroi
Les travailleurs dénoncent une fermeture brutale qui les « enterre vivants » : deux mois sans salaire, sans lettre de licenciement et sans décompte final. Ils redoutent que leurs droits soient purement et simplement bafoués.
Cette affaire soulève des interrogations sur la gestion des médias privés appartenant aux personnalités politiques. Elle met aussi en lumière la fragilité sociale des journalistes en province, souvent privés de contrats formels, et laissés à la merci des propriétaires.
La Rédaction