
Dans la poursuite de ses efforts diplomatiques en faveur d’une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est rendu, ce jeudi 8 janvier 2026, à Luanda, sur invitation de son homologue angolais, João Lourenço, président de la République d’Angola et président en exercice de l’Union africaine.
Cette visite de travail s’inscrit dans la volonté d’accélérer les initiatives visant à pacifier l’Est du pays, en complément des cadres de dialogue engagés à Washington et à Doha.
Les échanges entre les deux chefs d’État ont porté sur une revue approfondie des démarches diplomatiques et sécuritaires en cours, destinées à favoriser un rétablissement durable de la paix dans une région marquée depuis plusieurs décennies par des conflits armés persistants. Le président Tshisekedi a précisé que ces consultations ne se substituent pas aux processus déjà engagés, mais visent à les renforcer et à les articuler davantage, notamment dans le cadre des mécanismes de médiation soutenus par la communauté internationale.
Selon le chef de l’État congolais, la rencontre a également permis de faire le point sur l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, jugée toujours préoccupante malgré les efforts de négociation multilatéraux. Il a, à cette occasion, salué l’implication constante du président João Lourenço en faveur de la paix et de la stabilité régionales.
Cette visite s’inscrit dans une dynamique plus large de concertation régionale et africaine pour la stabilisation de la région des Grands Lacs. L’Angola, sous l’impulsion de son président et en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, s’affirme depuis plusieurs mois comme un acteur central de la médiation dans la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.
Elle intervient par ailleurs alors qu’une réunion ministérielle régionale consacrée à la sécurité dans l’Est du Congo se tient à Livingstone, en Zambie, du 8 au 10 janvier, à l’initiative de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Une douzaine de ministres de la Défense ainsi que des chefs d’état-major y sont attendus, illustrant la volonté des États de la région de privilégier une approche concertée.
À travers cette démarche, Kinshasa réaffirme son option pour une stratégie multilatérale de sortie de crise, fondée sur la coopération régionale, le leadership africain et l’appui des processus diplomatiques internationaux.
La Rédaction