
L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), à travers la direction du Parc National d’Upemba, a publié, mercredi 17 février 2026, une lettre de mise au point après la divagation d’une centaine d’éléphants dans les territoires de Malemba-Nkulu et de Kabalo, dans la province du Haut-Lomami, en République démocratique du Congo.
Cette communication vise à apporter des clarifications factuelles et institutionnelles sur la gestion des flux migratoires des pachydermes ainsi que sur les mécanismes de cohabitation entre populations et faune sauvage dans les zones de Malemba-Nkulu, Manono et Kabalo. L’Institut indique que cette démarche doit contribuer à une compréhension apaisée de la situation.
Selon l’ICCN, contrairement aux perceptions faisant état d’une invasion soudaine, les déplacements du troupeau observés le long de ses corridors naturels s’inscrivent dans des cycles migratoires connus. Le suivi télémétrique initié depuis mai 2025 a notamment démontré que les mouvements des éléphants entre Ankoro et Malemba-Nkulu relèvent de dynamiques naturelles.
L’Institut rappelle par ailleurs que l’usage d’armes à feu par des personnes non autorisées et non formées pour tenter de refouler ces animaux constitue une infraction grave. Au-delà de son caractère illégal, cette pratique accroît fortement le risque d’incidents mortels en provoquant des réactions défensives imprévisibles des troupeaux.
Enfin, l’ICCN réaffirme son engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités territoriales, les communautés locales et les partenaires institutionnels afin de renforcer les programmes de sensibilisation. L’objectif est de promouvoir les meilleures pratiques pour construire des mécanismes durables de cohabitation, fondés sur la science, la légalité et la responsabilité collective.
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La Rédaction