
Une cérémonie solennelle s’est tenue ce samedi 28 février 2026 au Palais de la Nation à Kinshasa, consacrant l’entrée en fonction de trois hauts responsables de la Cour des comptes de la République démocratique du Congo.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi que de plusieurs membres des institutions nationales.
Des nominations institutionnelles clés
Au cœur de cette audience officielle, Guy Tshipata Mulumba a prêté serment en qualité de Procureur général près la Cour des comptes. Cette fonction stratégique consiste à veiller au respect de la loi dans la gestion des finances publiques et à engager, le cas échéant, des poursuites pour faute de gestion ou mauvaise administration des fonds publics.
Deux autres magistrats ont également prêté serment :
Takamba Kimbodi Rigaud, nommé Président de chambre ;
Bongonza Basaka Richard, nommé Conseiller maître.
Conformément à la loi organique n°18/024 du 13 novembre 2018 régissant la composition et le fonctionnement de la Cour des comptes, la prestation de serment constitue une étape obligatoire avant l’exercice effectif des fonctions.
Un pilier du contrôle des finances publiques
La Cour des comptes joue un rôle central dans le contrôle supérieur des finances publiques en RDC. Elle est chargée de vérifier la régularité, la légalité et la performance des opérations financières de l’État et des entités publiques.
Dans un contexte marqué par la volonté de renforcer la discipline budgétaire et de lutter contre les irrégularités dans la gestion des deniers publics, ces nominations interviennent à un moment stratégique pour la gouvernance financière du pays.
Un engagement solennel
Au cours de la cérémonie, les trois hauts magistrats ont juré de respecter la Constitution et les lois de la République démocratique du Congo et de remplir loyalement leurs fonctions avec honneur, dignité et impartialité.
Par cet engagement, ils s’inscrivent dans la dynamique de consolidation de l’État de droit et de renforcement des mécanismes de transparence et de redevabilité dans la gestion des finances publiques.
La Rédaction