
À l’ouverture de la session parlementaire de septembre 2026, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a appelé le gouvernement à ne pas limiter l’évaluation de l’économie congolaise aux seuls indicateurs macroéconomiques.
Dans son discours devant la chambre haute du Parlement, il a insisté sur la nécessité de mesurer les performances économiques à partir de leurs effets concrets sur la vie quotidienne de la population.
Des chiffres qui doivent se traduire dans le quotidien
Pour le président du Sénat, la croissance économique, la stabilité des principaux équilibres macroéconomiques ou encore l’évolution des recettes publiques ne peuvent constituer une finalité en elles-mêmes.
L’enjeu consiste désormais à faire en sorte que ces performances se traduisent par une amélioration perceptible des conditions de vie : pouvoir d’achat, emploi, accès aux services sociaux de base et développement des infrastructures.
Cette préoccupation intervient alors que la session parlementaire de septembre s’ouvre traditionnellement sur d’importants enjeux budgétaires. Le Parlement est notamment appelé à examiner les grandes orientations financières de l’État et à exercer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale.
Le défi du budget 2027
Le message de Jean-Michel Sama Lukonde intervient également dans la perspective de l’examen du budget de l’État pour l’exercice 2027.
Le Sénat souhaite que les choix budgétaires ne soient pas seulement appréciés à travers les montants mobilisés, mais également à travers les résultats obtenus sur le terrain.
Cette approche pose la question de l’efficacité de la dépense publique et de sa capacité à répondre aux besoins des différentes provinces.
Du cadre macroéconomique au vécu des citoyens
Le président du Sénat invite ainsi à établir un lien plus direct entre les politiques économiques nationales et les réalités vécues par les Congolais.
Derrière les statistiques économiques se trouvent en effet des ménages confrontés au coût de la vie, des jeunes à la recherche d’un emploi, des entreprises confrontées aux contraintes du marché et des provinces qui attendent davantage d’investissements publics.
Le message de la chambre haute se veut donc celui d’une économie dont les performances doivent pouvoir être mesurées également à travers leur impact social.
La session parlementaire de septembre s’annonce dès lors comme un moment important pour évaluer non seulement les ressources disponibles, mais surtout leur utilisation et les résultats attendus au bénéfice de la population.