La situation sécuritaire reste tendue dans plusieurs zones de l’Est de la République démocratique du Congo. Dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, de nouveaux affrontements ont été signalés entre les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par des combattants Wazalendo, et les rebelles de l’AFC/M23.
Les combats ont notamment été rapportés autour de Mukohwa, dans le groupement Nyamaboko 1er, à proximité du centre commercial de Humura.
Des tirs entendus à Mukohwa
Selon des sources locales citées par ACTUALITE.CD, des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues dans la nuit de jeudi à vendredi, avant que les affrontements ne se poursuivent dans la matinée du 18 septembre. La situation a provoqué une forte inquiétude parmi les habitants des localités environnantes.
Ces nouveaux combats interviennent dans un contexte déjà marqué par une succession d’affrontements dans plusieurs secteurs du territoire de Masisi.
La veille, d’autres combats avaient été signalés autour de la colline Burora, près de Ngungu, dans le groupement Ufamandu 1er.
Des déplacements de populations signalés
La reprise des hostilités fait également craindre de nouveaux mouvements de population. Dans d’autres zones du Nord-Kivu, notamment autour de Masisi et Kalehe, des déplacements de civils ont récemment été rapportés à la suite des affrontements.
Des sources locales ont notamment fait état de mouvements de populations à Ngungu et Lumbishi, alors que les habitants tentaient de s’éloigner des zones de combat. Aucun bilan officiel des victimes n’était toutefois disponible au moment des premières informations.
Une situation toujours volatile
La multiplication des affrontements illustre la fragilité de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, malgré les différents efforts diplomatiques engagés pour parvenir à une désescalade.
Sur le terrain, les combats continuent d’exposer les populations civiles aux risques de déplacement, de perte de biens et de rupture d’accès aux services essentiels.
Les informations sur l’évolution du contrôle territorial restent par ailleurs à confirmer indépendamment dans plusieurs zones touchées par les combats.