
Interpellée en Tanzanie dans le cadre d’une procédure judiciaire et extradée à Kinshasa, Denise Dusauchoy Mukendi a été présentée ce mercredi 2 septembre 2026 au ministère public. À l’issue des premiers éléments de l’interrogatoire, le parquet a décidé de la placer sous mandat d’arrêt provisoire, invoquant notamment le risque de fuite.
La procédure se poursuit. Interpellée pour des faits que les autorités judiciaires considèrent comme susceptibles de constituer des infractions au regard de la législation congolaise, la TikTokeuse Denise Dusauchoy Mukendi a été présentée mercredi 2 septembre devant le ministère public, selon une source proche du dossier.
Cette présentation s’inscrit dans le cadre de la procédure engagée à son encontre et fait suite à un mandat d’arrêt régulièrement délivré par l’autorité judiciaire compétente.
Selon cette même source, les premiers éléments recueillis au cours de l’interrogatoire auraient conduit les procureurs à retenir l’existence d’indices sérieux de culpabilité. Le parquet aurait également estimé que le risque de fuite justifiait une mesure privative de liberté, évoquant notamment « plusieurs interventions extérieures » autour du dossier.
Denise Dusauchoy est notamment mise en cause pour des publications diffusées sur les réseaux sociaux, que les autorités considèrent comme faisant l’apologie des activités du M23-AFC et pouvant relever de faits subversifs. À ce stade, ces éléments demeurent au cœur de l’instruction et devront être établis dans le cadre de la procédure judiciaire.
Le risque de fuite invoqué par le parquet
C’est principalement la crainte de voir l’intéressée se soustraire à la justice qui aurait motivé son placement sous mandat d’arrêt provisoire.
Cette mesure intervient à un stade où la procédure judiciaire n’a pas encore abouti à un jugement. Elle ne préjuge donc pas de la culpabilité de la prévenue, laquelle demeure présumée innocente jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
La source proche du dossier insiste d’ailleurs sur le respect des droits de la défense. Denise Dusauchoy doit, tout au long de la procédure, bénéficier des garanties attachées à un procès équitable, conformément aux règles de procédure pénale applicables en RDC et aux standards internationaux en matière de droits de la défense.
L’affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible en République démocratique du Congo, où les autorités judiciaires et sécuritaires surveillent étroitement les contenus diffusés en ligne susceptibles, selon elles, de soutenir ou de légitimer les groupes armés actifs dans l’est du pays.
La suite de la procédure devra désormais permettre au parquet d’étayer les faits reprochés à la TikTokeuse et à la défense de faire valoir ses arguments devant les instances judiciaires compétentes.