L’Assemblée nationale a adopté, lundi 26 octobre 2026, à l’unanimité des votants, une recommandation demandant à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, de prendre des sanctions contre la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo Safi. Cette décision fait suite aux conclusions d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion des frais académiques dans les établissements publics.
Mise en place il y a plusieurs mois, cette commission avait pour mission d’examiner l’utilisation des frais de minerval et des frais connexes payés par les étudiants, notamment au cours des années académiques 2022-2023 et 2023-2024.
Selon les conclusions présentées aux députés, des irrégularités financières ont été relevées dans la gestion et la rétrocession des quotités destinées aux différentes structures bénéficiaires du secteur. Ces constats ont conduit les élus à recommander des sanctions à l’encontre de la ministre.
Le bureau de l’Assemblée nationale devrait transmettre, ce mardi 27 octobre, les résolutions de la plénière à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, afin qu’elle leur donne les suites appropriées.
Le vote ne signifie toutefois pas que Marie-Thérèse Sombo a déjà quitté le gouvernement. La mise en œuvre des recommandations dépend désormais des décisions qui seront prises par la cheffe du gouvernement.
Au-delà du sort de la ministre, cette affaire remet au centre du débat la transparence dans la gestion des frais académiques et le reversement des recettes aux structures auxquelles elles sont destinées.