Lubumbashi : Promis Mulaya Mwambazambi plaide pour une justice renforcée et l’institution du 2 août comme journée nationale de mémoire

À l’occasion de la présentation de son parcours académique et de son travail de recherche en droit, l’entrepreneur et analyste politique Promis Mulaya Mwambazambi a appelé au renforcement de la justice congolaise et à une reconnaissance officielle de la date du 2 août comme journée nationale de mémoire en hommage aux victimes des conflits armés en République démocratique du Congo.

Diplômé en droit de l’Université de Lubumbashi, il revient sur son engagement pour la lutte contre l’impunité, les mécanismes de réparation des victimes des guerres entre la RDC et l’Ouganda, ainsi que sur les réformes nécessaires pour consolider l’État de droit.

Le droit comme outil de lutte contre l’impunité

Pour Promis Mulaya Mwambazambi, son orientation vers les études juridiques relève d’une conviction profonde née depuis son enfance : celle de contribuer à l’instauration d’une société plus juste.

« Les droits ont été aimés dès mon enfance. J’ai choisi cette voie parce que je voulais que l’impunité puisse être combattue », a-t-il expliqué, estimant que le droit constitue le socle permettant d’organiser la vie collective et de garantir la justice.

À l’issue de son parcours universitaire, il considère son diplôme non seulement comme une réussite personnelle, mais aussi comme une responsabilité supplémentaire dans son engagement citoyen.

« Le parcours n’a pas été facile, nous avons traversé des vents et marées pour arriver à ce moment », a-t-il déclaré, rendant hommage aux efforts accomplis durant ses années de formation.

Les réparations des victimes au cœur de sa réflexion scientifique

Dans son mémoire de fin d’études, Promis Mulaya Mwambazambi s’est intéressé aux mécanismes de réparation des dommages causés aux victimes des conflits armés opposant la République démocratique du Congo et l’Ouganda.

Selon lui, la réparation ne peut être réduite à une dimension financière. Elle doit également intégrer des mesures destinées à empêcher la répétition des violences et à restaurer la dignité des victimes.

« La compensation financière est importante, mais elle doit être accompagnée des garanties de non-répétition afin d’éviter que les mêmes drames se reproduisent », a-t-il souligné.

Cette approche implique, selon lui, une réforme profonde du système judiciaire congolais afin de garantir que les auteurs de violations graves répondent de leurs actes.

« Une justice forte doit commencer à la base »

L’analyste politique estime que la consolidation de la paix en RDC passe nécessairement par le renforcement de la justice nationale.

« Il faut une justice interne forte, une justice qui commence à la base, pour décourager tous ceux qui seraient tentés d’emprunter les chemins de la rébellion avant même d’arriver au niveau de la justice internationale », a-t-il plaidé.

Pour lui, une justice efficace constitue un instrument de prévention des conflits, en envoyant un signal clair contre l’impunité et les violences qui ont marqué l’histoire récente du pays.

Un plaidoyer pour faire du 2 août une journée fériée de mémoire

Revenant sur la commémoration du Génocost, organisée chaque 2 août en hommage aux victimes des guerres en RDC, Promis Mulaya Mwambazambi a appelé à une reconnaissance institutionnelle de cette date.

Il souhaite que le Chef de l’État puisse prendre une ordonnance faisant du 2 août une journée fériée, chômée et payée.

« Le Génocost célébré chaque 2 août ne devrait pas être une journée comme les autres. Nous demandons au Chef de l’État de prendre une ordonnance pour que cette journée devienne fériée, chômée et payée », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette mesure représenterait une étape symbolique importante dans le processus de réparation et de transmission de la mémoire collective.

« Lorsque des étrangers nous demanderont pourquoi nous ne travaillons pas chaque 2 août, nous leur répondrons que cette journée est consacrée à la mémoire de millions de personnes disparues à cause des guerres qui ont endeuillé notre pays », a-t-il ajouté.

Soutien à la modernisation du secteur universitaire

Dans son intervention, le diplômé en droit a également salué les efforts engagés pour moderniser les infrastructures universitaires en RDC.

Il estime que l’amélioration des conditions d’apprentissage constitue un investissement essentiel pour préparer une nouvelle génération de cadres capables de répondre aux défis du pays.

À travers son parcours et ses prises de position, Promis Mulaya Mwambazambi place ainsi la justice, la mémoire historique et la prévention des conflits au centre de son engagement public, convaincu que la construction d’un État de droit demeure une condition indispensable à une paix durable en République démocratique du Congo.

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