
La République démocratique du Congo a célébré, ce 1er mai 2026 à Kinshasa, la Fête du Travail sous le haut patronage du président Félix Tshisekedi. Placée sous le thème « Travailler dans la dignité, défendre la justice sociale, préserver la Nation », cette commémoration s’est également articulée autour d’un mot d’ordre national axé sur l’unité et la résilience.
La cérémonie officielle, empreinte de solennité, s’est déroulée en présence du ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, ainsi que du Vice-Premier ministre Jacquemain Shabani Lukoo, représentant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Moment marquant de cette journée, plusieurs agents publics et acteurs du monde professionnel ont été décorés en reconnaissance de leur engagement au service de la Nation.
Dans leurs interventions, les représentants des travailleurs ont rappelé les préoccupations persistantes du monde du travail congolais, insistant notamment sur l’application effective du salaire minimum interprofessionnel garanti, sur la dénonciation de licenciements jugés abusifs, y compris dans certaines structures publiques, ainsi que sur la nécessité de faire respecter les décisions de l’Inspection du travail. Ces revendications traduisent les défis concrets auxquels restent confrontés de nombreux travailleurs, malgré les réformes engagées.
En réponse, le gouvernement a affiché une posture de fermeté. Le ministre Ferdinand Massamba wa Massamba a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’assurer l’application stricte du Code du travail sur toute l’étendue du territoire. Il a évoqué le renforcement des contrôles dans les entreprises, la formalisation de l’emploi à travers la généralisation des contrats de travail, ainsi que la consolidation du rôle d’institutions clés comme l’INPP et l’ONEM. La réforme de l’Inspection générale du travail figure également parmi les priorités pour améliorer l’efficacité du dispositif de régulation.
Clôturant la cérémonie, Jacquemain Shabani Lukoo a relayé le message du gouvernement, appelant à la promotion de l’emploi décent, à l’égalité des chances et à une solidarité nationale renforcée face aux défis économiques actuels.
Au-delà du caractère symbolique de cette journée, la célébration du 1er mai 2026 rappelle que le travail demeure un pilier essentiel de la dignité humaine, de la justice sociale et du développement économique en République démocratique du Congo. Dans un contexte marqué par des attentes sociales fortes, l’enjeu pour les autorités reste désormais de traduire ces engagements en avancées concrètes pour l’ensemble des travailleurs congolais.
René Mabaya