
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, le 5 juin 2026, une réunion consacrée à l’évaluation de l’état d’avancement de l’audit des états liquidatifs de la paie des agents et fonctionnaires de l’État, mené par l’Inspection générale des finances (IGF).
Cette démarche s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques et de moderniser durablement l’administration congolaise.
Un rapport d’étape présenté à la Primature
Au cours de la réunion, l’IGF a présenté les résultats préliminaires de ses travaux. Selon l’Inspecteur général des finances, Christophe Bitasimwa, l’analyse documentaire des états liquidatifs est désormais achevée.
La prochaine phase consistera à effectuer des vérifications auprès des services gestionnaires du personnel afin d’identifier l’origine des anomalies relevées lors de l’examen des données de paie.
Cette opération vise notamment à s’assurer que chaque rémunération versée par l’État correspond à un agent régulièrement engagé et exerçant effectivement ses fonctions. Elle permettra également de détecter d’éventuels cas de doublons, d’agents fictifs ou d’autres irrégularités administratives.
La digitalisation au cœur des recommandations
Parmi les principales recommandations formulées par l’IGF figure la mise en place d’un système de paie unique et entièrement digitalisé.
Selon les experts, une telle réforme permettrait d’améliorer la traçabilité des opérations, de renforcer les mécanismes de contrôle et de réduire les risques de fraude au sein de l’administration publique.
L’Inspection générale des finances estime que la multiplicité des circuits de paiement et la fragmentation du système actuel favorisent les dysfonctionnements et compliquent les opérations de contrôle.
Une réforme portée par le gouvernement
L’audit de la paie des agents publics a été lancé sur instruction du Président de la République, Félix Tshisekedi, dans le cadre des efforts visant à mieux maîtriser l’évolution de la masse salariale de l’État et à préserver l’équilibre des finances publiques.
Les autorités entendent disposer d’un diagnostic précis afin d’identifier les faiblesses du système et de mettre en œuvre les réformes nécessaires à son assainissement.
Mieux utiliser les ressources publiques
Au-delà de la lutte contre les irrégularités, cette initiative vise à améliorer l’efficacité de la dépense publique.
Pour le gouvernement, une meilleure maîtrise de la masse salariale doit permettre de dégager davantage de ressources en faveur des investissements publics et du financement des services essentiels destinés à la population.
À travers cet audit, l’Exécutif réaffirme sa volonté de poursuivre les réformes structurelles engagées pour renforcer la transparence, la redevabilité et la performance de l’administration publique congolaise.
La Rédaction