RDC : Mystère autour des 3,5 millions USD saisis à Aéroport international de N’djili

L’affaire des fonds en liquide saisis à l’Aéroport international de N’djili continue d’alimenter la controverse en République démocratique du Congo. Alors que les autorités judiciaires évoquent des investigations en cours, l’opinion publique, elle, réclame désormais des réponses claires, notamment sur l’identité du propriétaire des valises contenant ces millions de dollars.

Un montant revu à la hausse

Dans un communiqué publié le 23 mars 2026, le ministère de la Justice a annoncé une réévaluation significative du montant saisi. Initialement estimée à 1,9 million USD, la somme atteint désormais 3 532 000 dollars américains.

Une annonce qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux, où plusieurs voix interpellent le ministre Guillaume Ngefa, exigeant davantage de transparence sur ce dossier aux allures de scandale financier.

Silence sur le propriétaire

Malgré cette mise à jour, les autorités restent discrètes sur l’identité du détenteur des fonds. Le ministère de la Justice affirme que « les enquêtes se poursuivent » afin d’établir l’origine et la destination de cet argent.

Ce silence nourrit les spéculations et renforce le sentiment d’opacité dénoncé par une partie de l’opinion, dans un contexte déjà marqué par une méfiance vis-à-vis de la gestion des affaires publiques.

Des fonds consignés à la Banque centrale du Congo

Sur le plan procédural, les 3,5 millions USD ont été sécurisés à la Banque centrale du Congo (BCC), sur instruction du ministre de la Justice adressée au Procureur général près la Cour de cassation.

Cette mesure vise à garantir : la sécurisation des fonds, leur traçabilité, leur conservation en attendant les conclusions judiciaires.

Les autorités assurent que cette opération respecte strictement les lois en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la corruption.

Un signal contre la criminalité financière

À travers cette saisie, le gouvernement entend afficher sa fermeté face aux circuits financiers illicites. Le ministre Guillaume Ngefa avait d’ailleurs invoqué les dispositions légales relatives à la lutte contre le blanchiment pour justifier cette opération.

Cette affaire intervient dans un contexte où la lutte contre la criminalité économique est présentée comme une priorité des autorités congolaises.

Une polémique qui s’élargit

Parallèlement, une autre affaire est venue intensifier les tensions. Une vidéo virale montrant des individus manipulant d’importantes sommes d’argent en espèces a suscité de nombreuses interrogations.

En réaction, la Banque centrale du Congo a annoncé l’ouverture d’une enquête interne afin de vérifier la conformité des procédures, établir les responsabilités et, le cas échéant, sanctionner les manquements.

Une affaire hautement sensible

Entre révélations partielles, silence sur les acteurs impliqués et multiplication des zones d’ombre, l’affaire des fonds de Ndjili prend une dimension particulièrement sensible.

Au cœur du débat public, une question persiste : qui se cache derrière ces 3,5 millions de dollars ? Une interrogation qui, pour l’heure, reste sans réponse et entretient la pression sur les autorités.

Thierry Tshebwe

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