
L’Université de Lubumbashi vient de franchir une nouvelle étape dans la promotion du leadership féminin au sein de son administration académique. La professeure Cathy Katenda Kankokwe a été nommée doyenne de la Faculté de Psychologie et Sciences de l’Éducation, devenant ainsi la première femme à accéder à cette fonction depuis la création de cette entité en 1996.
La décision a été prise par le recteur de l’université, Kishiba Fitula Gilbert, et rendue publique par le professeur Martial Mumba Kakudji, conseiller juridique de l’établissement.
Une cérémonie de remise et reprise
L’annonce est intervenue lors d’une cérémonie de remise et reprise organisée dans la soirée du vendredi 24 avril 2026 à l’École de tourisme et hôtellerie de l’Université de Lubumbashi.
Cette séance a également consacré la passation entre la professeure Cathy Katenda Kankokwe, directrice sortante, et Kayiba Bukasa Gertrude, nouvelle directrice de cette haute école.
En présence des membres du personnel académique, scientifique, administratif et d’invités, les actes juridiques ont été lus conformément aux usages institutionnels.
Un changement à la tête de la faculté
Spécialiste en psychologie du travail, la nouvelle doyenne succède au professeur Jacques Ngoie Kalumba, récemment désigné à la tête du comité de pilotage chargé de la révision des maquettes curriculaires de l’université.
Sa nomination est perçue comme un signal fort en faveur d’une plus grande représentation des femmes dans les postes de responsabilité universitaire.
Une avancée saluée
Plusieurs voix au sein de la communauté universitaire ont salué cette désignation, notamment des membres de l’association Sophie Kanza, qui y voient une marque de confiance envers les femmes professeures et une volonté d’ouverture institutionnelle.
Le départ d’une femme à la tête de l’École de tourisme et hôtellerie, remplacée par une autre, ainsi que l’accession de la professeure Cathy Katenda Kankokwe au décanat, illustrent une dynamique nouvelle au sein de l’Université de Lubumbashi.
Au-delà d’une simple nomination administrative, cette décision marque un tournant symbolique pour l’institution. Elle reflète l’évolution progressive de la gouvernance universitaire congolaise vers davantage d’inclusion, de mérite et de diversification des profils dirigeants.
Beni Rashidi