
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a haussé le ton sur la nécessité d’accélérer les réformes engagées par les institutions du pays. Lors de la réunion du Conseil des ministres du 24 avril 2026, le chef de l’État a insisté sur l’urgence de finaliser les textes encore en attente et de transformer les engagements politiques en actions visibles.
Dans sa communication, le Président congolais a rappelé que les transformations économiques, institutionnelles et sociales promises à la population doivent désormais se traduire par des résultats tangibles. Il a ainsi demandé au gouvernement d’accélérer l’exécution de l’agenda législatif, tout en veillant à ce que chaque projet de loi soit techniquement prêt avant sa transmission aux instances compétentes.
Inventaire complet des réformes sectorielles
Judith Suminwa Tuluka, Première ministre, a été instruite de solliciter auprès de chaque membre du gouvernement un état des lieux exhaustif des réformes relevant de leurs secteurs respectifs.
Cet inventaire devra distinguer : les lois déjà adoptées mais dont l’application reste partielle ; les réformes encore en examen au Parlement ; les projets de textes en cours de préparation.
Mettre fin aux blocages administratifs
Le Chef de l’État a également exigé la prise sans délai des décrets et arrêtés nécessaires à la mise en œuvre des lois déjà promulguées, estimant que plusieurs avancées restent freinées par l’absence de mesures d’application.
Selon lui, la crédibilité de l’action publique dépend désormais de la capacité des institutions à livrer des résultats mesurables dans des délais raisonnables.
À travers cette nouvelle directive, le Président Félix Tshisekedi entend renforcer l’efficacité gouvernementale et restaurer la confiance entre l’État et les citoyens, dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales et économiques. Le message présidentiel se veut clair : l’heure n’est plus aux promesses, mais à l’exécution.
René Mabaya