
Une avancée scientifique majeure vient d’être réalisée par Kabangu Ngoie Michael, assistant à la Faculté Polytechnique de Université de Lubumbashi, actuellement en formation en Chine. Ses travaux de recherche ont abouti à la mise au point d’un procédé innovant permettant d’améliorer significativement la qualité de l’hydroxyde de cobalt produit par voie hydrométallurgique.
Cette innovation, protégée par le brevet chinois CN118529784A, combine l’utilisation des ultrasons à la précipitation par oxyde de magnésium actif (MgO). Les résultats obtenus démontrent une amélioration notable de la pureté du produit final, avec une réduction de la teneur en magnésium à seulement 0,3 %, ainsi qu’un taux de récupération du cobalt atteignant 99 %.
Une recherche publiée dans une revue scientifique de référence
Les conclusions de cette étude ont été publiées dans la prestigieuse revue scientifique de [Springer Nature](https://www.springernature.com?utm_source=chatgpt.com), à travers un article intitulé Application of Ultrasonic in the Removal of Magnesium Impurity During Cobalt Precipitation by Active Magnesia.
Cette publication met en lumière une collaboration scientifique entre Central South University et l’Université de Lubumbashi, deux institutions situées au cœur des enjeux liés à la chaîne de valeur du cobalt, minerai stratégique pour la transition énergétique mondiale.
Une innovation aux applications industrielles prometteuses
Selon les résultats de la recherche, le procédé développé repose notamment sur l’utilisation de molécules bipolaires permettant d’améliorer les performances de suspension de la boue lors du processus de précipitation.
Cette approche favorise l’interaction entre l’oxyde de magnésium actif et les ions cobalt, améliorant ainsi l’efficacité de la réaction chimique. Les chercheurs soulignent également une amélioration de l’intégrité cristalline de l’hydroxyde de cobalt obtenu, ce qui contribue à produire un matériau de meilleure qualité destiné aux applications industrielles.
L’étude indique qu’à ce jour, peu de travaux avaient exploré l’utilisation de molécules bipolaires pour réduire la présence d’impuretés de magnésium dans l’hydroxyde de cobalt brut issu du traitement des minerais cuivre-cobalt. Cette innovation ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour augmenter simultanément la qualité du cobalt et les taux de récupération métallurgique.
Une fierté pour la recherche congolaise
Pour son auteur, cette invention pourrait constituer un apport important dans les procédés de traitement et d’analyse du cobalt à l’échelle industrielle. Dans un contexte où la République démocratique du Congo demeure le premier producteur mondial de cobalt, cette avancée scientifique illustre le potentiel de la recherche congolaise à contribuer à l’amélioration des technologies minières et à la création de valeur autour des ressources stratégiques du pays.
Au-delà de sa portée académique, cette découverte met également en évidence l’importance de la coopération scientifique internationale dans le développement de solutions innovantes pour l’industrie minière moderne, un secteur appelé à jouer un rôle central dans la transition énergétique mondiale.
Beni Rashidi