
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé une mise en garde ferme face à toute tentative d’extension de l’insécurité vers la province du Haut-Katanga, jusqu’ici relativement épargnée par les violences armées.
S’exprimant lors d’une parade mixte organisée à Lubumbashi, le chef d’état-major général, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe, a dénoncé des manœuvres d’infiltration qu’il attribue au Rwanda. Selon lui, ces initiatives viseraient notamment à recruter de jeunes Congolais à travers de fausses promesses, en particulier dans le secteur minier.
Dans son intervention, le numéro un de l’armée congolaise a évoqué une stratégie de déstabilisation qui chercherait à exploiter la vulnérabilité socio-économique d’une frange de la jeunesse. Cette alerte intervient dans un contexte régional tendu, marqué par des accusations récurrentes de Kinshasa contre Kigali concernant son implication présumée dans l’insécurité persistante à l’Est de la République démocratique du Congo.
Face à ces menaces, Jules Banza Mwilambwe a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue au sein des forces armées. Il a appelé les militaires à faire preuve de discipline, à résister à toute tentative de manipulation ou de corruption et à défendre avec fermeté l’intégrité du territoire national. Ce discours s’inscrit dans la ligne qu’il défend depuis sa prise de fonctions, axée sur le renforcement du patriotisme et de la loyauté au drapeau.
Province à forte valeur stratégique en raison de son potentiel minier, le Haut-Katanga demeure au cœur des priorités sécuritaires des autorités congolaises. L’objectif affiché est d’éviter toute propagation des violences dans cette région clé de l’économie nationale.
À travers cette déclaration, les Forces armées de la République démocratique du Congo envoient un message sans équivoque : toute tentative de déstabilisation sera fermement contrée, et aucune atteinte à la souveraineté nationale ne sera tolérée.
Josiane Tshisola