
Le 26 mars 2026 à Beijing, la République démocratique du Congo et la Chine ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération en signant un Mémorandum d’Accord dans les domaines de la géologie et des ressources minérales.
Le document a été paraphé par le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, et son homologue chinois, Guan Zhi’ou, en présence des délégations officielles des deux pays. Côté congolais, figuraient notamment l’ambassadeur François Balumuene, le secrétaire général aux Mines, ainsi que les responsables du Cadastre minier et du Service géologique national.
Un accord dans la continuité des relations bilatérales

Cet accord s’inscrit dans le prolongement des échanges de haut niveau entre Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et Xi Jinping en 2023. Il traduit la volonté des deux États de consolider un partenariat présenté comme équilibré et orienté vers la création de valeur.
Le Mémorandum établit un cadre structuré de coopération, reposant sur le dialogue permanent, le respect du cadre légal congolais, la protection des investissements et la promotion de la transformation locale des ressources minières.
Accès préférentiel au marché chinois
L’une des annonces majeures concerne l’entrée en vigueur, à partir du 1er mai 2026, d’un régime d’accès en franchise de droits de douane pour les exportations congolaises vers la Chine. Une mesure qui devrait renforcer la compétitivité du secteur minier congolais et ouvrir de nouvelles perspectives de croissance.
Un mécanisme de suivi et de dialogue a également été mis en place afin de garantir la transparence, la conformité et la stabilité du climat des affaires autour des projets issus de cette coopération.
Le projet MIFOR en première ligne
Parmi les initiatives phares figure le projet des Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR), appelé à bénéficier d’un accompagnement prioritaire. Ce programme structurant ambitionne de mettre en place un corridor stratégique reliant l’océan Indien à l’océan Atlantique.
Avec une production initiale estimée à 50 millions de tonnes de fer par an, pouvant atteindre 300 millions à long terme, ce projet représente un investissement évalué à 28,9 milliards de dollars. Il s’inscrit dans une logique de transformation industrielle, avec l’appui d’entreprises chinoises pour le déploiement d’unités de valorisation locale à grande échelle.
Une ambition industrielle affirmée

Au-delà des projets, cet accord illustre la volonté de la République démocratique du Congo de se positionner comme une plateforme minière intégrée, tournée vers la transformation locale et l’industrialisation.
Dans cette dynamique, Louis Watum Kabamba a également été invité à participer, en septembre prochain, au Forum international des ministres des Mines, aux côtés de son homologue chinois, sous la coordination du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
À travers ce partenariat, Kinshasa entend consolider un secteur minier moderne, responsable et créateur de valeur, pleinement intégré aux chaînes économiques mondiales, au service de sa souveraineté économique et du développement durable.
La Rédaction